Ces nouveaux maîtres sont arrivés à ce résultat par différents moyens PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Attilio Gandi   
Vendredi, 21 Août 2009 14:21

Le tout premier eut lieu il y a de nombreuses années. Il a consisté, en toute légalité semble-t-il, à croiser des sangliers sauvages (qui eux ne mangent pas les truffes) avec des cochons domestiques. Ce qui a considérablement augmenté leur prolificité et, proportionnellement leur voracité créant ainsi une nouvelle variété d'animaux : " Les Cochongliers "

Ce croisement se pratiquant toujours, la situation qui en résulte est désormais irréversible, car il semble bien qu’il n’existe plus de sangliers de race pure dans le Gard, ni d’ailleurs dans les autres départements du Midi.

L’autre méthode (d’une extrême efficacité elle aussi) consiste à nourrir massivement les sangliers, cette fois d’une façon complètement illégale mais presque officiellement pratiquée par presque toutes les sociétés qui organisent la chasse en battue ; elles distribuent au total plusieurs centaines de tonnes de maïs, de céréales diverses, de surplus de fruits et légumes et de restes de restaurants, dont ils sont particulièrement friands.

Ces agrainages ne sont surtout pas destinés à en favoriser la chasse, bien au contraire. Ils sont installés dans des endroits où ils la gêneront le moins possible. Si l’endroit choisi ne comporte pas de source d’eau naturelle, un réservoir en béton sera construit et régulièrement approvisionné.

D’autres produits attractants sont également utilisés : Carbonile, Goudron de Norvège (souvent dangereux pour l’environnement), exhausteurs de goût, leurres sexuels et fuel ou huile de vidange...

Sous de faux prétextes d’ordre et de sécurité, la Fédération a même réussi à persuader le Préfet de prendre des décrets qui vont dans le sens de cette dernière. Entre autres, l’interdiction aux chasseurs de petit gibier de tirer un sanglier de rencontre, même s’il n’est pas poursuivi par les chiens d’une battue et même si le chasseur a payé le timbre grand gibier et que la bête se trouve sur son propre territoire.

Cette mesure particulièrement injuste ne soulève plus la moindre contestation de la part de ceux qui en sont victimes, conscients désormais de la toute-puissance  de la Fédération.

 

Mise à jour le Mardi, 08 Juillet 2014 16:37